Résidence neuve bas carbone conforme RE2020
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RE2020 : ce que ça change vraiment pour votre logement neuf

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Explorez notre sélection de programmes neufs pensés pour la performance énergétique, le confort d’été et la valorisation patrimoniale.

Rédacteur expert

Louis Moret

Rédacteur | Nacarat.com

Mis à jour le 22/04/2026

Vous avez entendu parler de la RE2020 sans vraiment savoir ce que ça implique pour vous ? C’est normal. Cette réglementation touche des choses très concrètes : votre facture de chauffage, votre confort en été, et la valeur de votre bien dans dix ou vingt ans. Pas besoin d’être ingénieur pour en comprendre les effets.

La RE2020 s’applique à tous les permis de construire de logements neufs déposés à partir du 1er janvier 2022, maisons individuelles comme appartements. Elle succède à la RT2012 en renforçant ses exigences énergétiques et en y ajoutant un volet environnemental inédit : votre habitation doit non seulement consommer peu d’énergie, mais aussi peser moins sur le climat tout au long de son cycle de vie, et rester confortable même lors d’une canicule.

Qu’est-ce que ça signifie pour votre quotidien, votre budget et votre patrimoine ? C’est ce qu’on va voir ici, sans jargon inutile.

  • D’après les premiers retours d’expérience, environ 17 % des logements RE2020 obtiennent une étiquette DPE A et près de 16 % une étiquette B, le résultat dépend du système de chauffage, de l’orientation et de la surface du logement. La facture énergétique annuelle d’un appartement RE2020 de taille courante (60-70 m²) est estimée à environ 250 €, contre plus de 2 000 € en moyenne pour le parc existant.
  • La RE2020 s’applique à tous les logements neufs dont le permis de construire a été déposé depuis janvier 2022, sans exception.
  • Pour les investisseurs : un logement classé A se revend en moyenne 16 % plus cher qu’un classé D, et jusqu’à 40 % de plus qu’une passoire thermique (Notaires de France, 2025).

C'est quoi la RE2020 ?

La Réglementation Environnementale 2020 est la norme de construction qui s’applique à tous les logements neufs en France depuis le 1er janvier 2022. Elle succède à la RT2012 (Réglementation Thermique), qui fixait uniquement des limites de consommation d’énergie.

Le changement de nom traduit une évolution de fond : la RE2020 ne supprime pas les exigences thermiques de la RT2012, elle les renforce et leur ajoute un volet environnemental inédit. Votre logement doit toujours consommer peu d’énergie, mais aussi minimiser son impact carbone tout au long de son cycle de vie : depuis la fabrication des matériaux, leur transport et leur mise en œuvre, jusqu’à la démolition et le recyclage en fin de vie, sur une durée de référence de 50 ans.

Trois piliers structurent cette réglementation : moins d’énergie consommée, une empreinte carbone réduite dès la construction, et un confort d’été garanti. Voyons chacun de ces points.

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Les 3 piliers de la RE2020 expliqués simplement

L'énergie : un logement qui consomme vraiment peu

Le besoin bioclimatique du bâtiment (sa capacité à se chauffer, se refroidir et s’éclairer naturellement, sans équipement) est encadré par l’indicateur Bbio, dont le seuil maximal est significativement abaissé par rapport à la RT2012 (Cegibat/GRDF, 2024). En clair : avant même d’allumer un radiateur, le bâtiment lui-même doit faire le travail par une meilleure isolation, une orientation adaptée et des protections solaires efficaces.

Résultat : une meilleure isolation, des ouvertures mieux orientées, une architecture qui tire parti du soleil en hiver et s’en protège en été. Pour un appartement de taille courante (60 à 70 m²), la facture annuelle de chauffage et d’eau chaude sanitaire tourne autour de 250 €/an, contre 1 000 à 2 300 € pour un logement de classe D ou E équivalent, et plus de 2 000 € en moyenne nationale. Pour un logement plus grand, la consommation reste proportionnellement contenue grâce à la qualité de l’enveloppe thermique.

Le carbone : penser au-delà de la consommation

C’est la vraie nouveauté de la RE2020. Pour la première fois, la réglementation prend en compte l’empreinte carbone de la construction elle-même : les matériaux utilisés (béton, acier, isolants), leur fabrication, leur transport, leur mise en œuvre sur le chantier. C’est ce qu’on appelle l’IC construction Impact Carbone de la construction.

Des seuils maximaux sont fixés en kilogrammes de CO₂ équivalent par m², et ils vont se durcir progressivement jusqu’en 2031. L’objectif global : réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la construction de plus de 30 % sur cette trajectoire (Ordre des Architectes, 2025).

Seuils IC Construction Trajectoire RE2020 (kgCO₂éq/m²) kgCO₂éq/m² 400 500 600 700 2022 2025 2028 2031 640 530 475 415 740 650 580 490 Maisons individuelles Logements collectifs

Source : Ordre des Architectes, 2025

Ce graphique illustre bien l’ambition de la trajectoire : les exigences vont continuer à se resserrer. Un logement livré aujourd’hui est donc construit avec des matériaux déjà dimensionnés pour les prochaines décennies pas rattrapé par une réglementation plus sévère dans cinq ans.

Le confort d'été : une maison qui respire aussi bien en août

Troisième pilier, souvent oublié mais de plus en plus important : le confort en été. La RE2020 introduit un indicateur appelé DH (Degrés-Heures), qui mesure la durée et l’intensité de l’inconfort thermique ressenti à l’intérieur du logement lors des vagues de chaleur. Trois zones existent : en dessous de 350 DH, le bâtiment est jugé confortable et pleinement conforme ; au-dessus de 1 250 DH (voire 1 850 DH selon la zone climatique et le type de bâtiment), il est non conforme. Entre ces deux seuils, le logement reste réglementaire mais une pénalisation est intégrée au calcul de consommation d’énergie, pour tenir compte d’un besoin de rafraîchissement (Cerema, 2022 ; FFBatiment).

Les simulations intègrent des données météorologiques incluant la canicule de 2003. Autrement dit, votre logement est conçu pour rester vivable même lors d’épisodes exceptionnels de chaleur, sans climatisation indispensable. C’est une question d’orientation, de protections solaires, de masse thermique pas de gadgets.

Ce que ça change concrètement pour vous

Acheter un logement RE2020, c’est avant tout acheter de la tranquillité. Sur la facture énergétique, d’abord : un logement neuf RE2020 affiche une facture annuelle de chauffage et d’eau chaude estimée à environ 250 € pour un appartement de taille courante, contre plus de 2 000 € en moyenne pour l’ensemble du parc national existant (SeLoger Neuf, 2025). Pour un acquéreur qui passerait d’un logement ancien énergivore, l’économie annuelle peut dépasser 1 000 €, soit plus de 80 € par mois sur la facture.

Sur le confort ensuite. Mieux isolé, mieux orienté, mieux conçu, un logement RE2020 maintient une température agréable en toutes saisons. Le froid de janvier ne s’infiltre pas. La chaleur d’août reste à l’extérieur. Ce n’est pas une promesse commerciale : c’est une contrainte réglementaire mesurée et vérifiée.

Côté financement, une étiquette DPE A donne accès à certains dispositifs d’aide (éco-PTZ, prêt Action Logement) et rassure les établissements bancaires sur la qualité du bien mis en garantie. Un signal de sérieux qui peut jouer au moment de monter votre dossier. La bonne nouvelle : il est possible de calculer le DPE prévisionnel dès la conception du projet, avant même le démarrage des travaux.

Bon à savoir : avant de signer, demandez systématiquement au promoteur le DPE prévisionnel et la simulation de consommation énergétique. Un logement bien conçu affiche des indicateurs Bbio et Cep largement en dessous des seuils réglementaires, pas juste conformes. C’est le meilleur indicateur de la qualité réelle du projet et de sa capacité à atteindre une étiquette A à la livraison.

RE2020 et investissement locatif : un argument de poids

Si vous achetez pour louer, la RE2020 n’est pas qu’une contrainte réglementaire c’est un avantage stratégique à long terme. Voici pourquoi.

La loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des logements les plus énergivores. Les passoires thermiques classées G sont déjà interdites à la location depuis début 2025 ; les F le seront en 2028 ; les E en 2034. Acheter un logement RE2020 classé A, c’est s’affranchir totalement de ce risque pour les décennies à venir, sans avoir à financer de travaux de rénovation.

La valeur patrimoniale suit la même logique. Selon les données des Notaires de France (2025), un logement classé A se revend en moyenne 16 % plus cher qu’un logement classé D équivalent. Par rapport à une passoire thermique (F ou G), l’écart peut atteindre 40 %. Ce différentiel la « valeur verte » s’est solidement installé dans les pratiques de marché ces dernières années.

Critère DPE A DPE D (ancien) DPE F/G (Passoire)
Facture énergie/an ~ 250 € 1 000 - 1 250 € 1 600 - 2 300 €
Valeur de revente + 16 % Référence - 30 à - 40 %
Location possible Oui, sans limite Oui Interdit ou en cours
Confort thermique Excellent Moyen Faible

Sources : SeLoger Neuf (2025), Notaires de France (2025), Loi Climat et Résilience.

La RE2020 va encore progresser et c'est une bonne nouvelle

Les seuils carbone de la RE2020 évoluent en trois paliers successifs : 2025, 2028, puis 2031. À chaque étape, les exigences se durcissent d’environ 10 %, avec un objectif global de réduction de plus de 30 % des émissions de GES liées à la construction sur l’ensemble de la trajectoire. Des ajustements ont été apportés fin 2024 (décret RETEX RE2020, décembre 2024) pour tenir compte du retour d’expérience des premières années d’application, tout en maintenant la trajectoire environnementale fixée (Ministère de l’Écologie, 2024).

Ce durcissement progressif se reflète sur les coûts de construction, et donc sur les prix de vente des logements neufs. Le surcoût constructif lié à la RE2020 était estimé à 3-5 % lors du lancement en 2022 et pourrait atteindre 5-8 % d’ici 2030, voire davantage au-delà selon les paliers à venir (Rapport Sénat n°434). Pour l’acquéreur, cet écart se compense sur la durée : des factures d’énergie très basses, une absence de travaux de rénovation à prévoir, et une valeur de revente préservée sur le long terme.

Pour vous, acheteur, le message est simple : les logements neufs livrés aujourd’hui respectent déjà les exigences qui s’imposeront en 2028. Vous achetez un bien en avance sur son temps pas un bien qui devra être rénové dans dix ans pour rester vendable ou louable.

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Questions fréquentes sur la RE2020

La RE2020 concerne t-elle tous les logements neufs ?

Oui, sans exception. Elle s’applique à tous les permis de construire de logements neufs déposés depuis le 1er janvier 2022, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou de logements collectifs. Si vous achetez un logement neuf livré aujourd’hui, il est obligatoirement conçu selon la RE2020.

La RT2012 se concentrait uniquement sur la consommation d’énergie du bâtiment. La RE2020 va bien plus loin en intégrant l’empreinte carbone des matériaux de construction et en imposant un confort d’été mesurable. C’est une vision globale de l’impact environnemental du logement, pas seulement thermique.

La consommation maximale réglementaire est fixée à 75 kWh/m²/an pour une maison individuelle et 85 kWh/m²/an pour un logement collectif (FFBatiment, 2024). En pratique, la facture annuelle est estimée à environ 250 € pour un logement de taille courante, soit environ huit fois moins que la moyenne nationale du parc existant.

Légèrement. Le surcoût de construction est estimé entre 3 et 8 % selon la période et le type de logement. Mais cet écart se compense rapidement : factures d’énergie très basses, meilleure valeur de revente, et absence de travaux de rénovation à prévoir.

D’après les premiers retours d’expérience, environ 17 % des logements RE2020 livrés obtiennent une étiquette DPE A et près de 16 % une étiquette B. Le résultat dépend du système de chauffage retenu, de l’orientation du logement et de sa surface. C’est pourquoi il est conseillé de demander le DPE prévisionnel avant de signer : un logement bien conçu affiche des indicateurs Bbio et Cep nettement en dessous des seuils réglementaires. Une étiquette A ou B donne accès aux aides bonifiées et constitue un argument solide sur le marché de la revente.

En résumé

La RE2020 n’est pas une contrainte administrative supplémentaire. C’est une évolution structurelle de ce que signifie bien construire en France aujourd’hui. Pour vous, elle se traduit par des factures d’énergie très basses (divisées par quatre à huit par rapport à un logement ancien énergivore), un confort réel en toutes saisons, un logement conçu pour obtenir les meilleures étiquettes énergétiques (A ou B dans le meilleur des cas), et une valeur patrimoniale solide sur le marché de la revente.

Acheter un logement neuf en 2025, c’est acheter un bien conçu pour les prochaines décennies pas un bien qui devra être adapté pour rester conforme ou compétitif. La RE2020 en est la garantie réglementaire.

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