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Acheter un appartement ou un chalet en montagne : le guide complet

Acheter en montagne n’est plus réservé aux amoureux du ski ni aux investisseurs chevronnés. La France compte 3,8 millions de résidences secondaires, soit 9,8% du parc de logements. L’altitude en concentre 16%, derrière le littoral (40%) ; dans les intercommunalités situées au-dessus de 1 500 mètres, elles représentent jusqu’à 61% du parc de logements (INSEE, 2025).

Derrière ce chiffre, deux logiques d’achat coexistent : la résidence secondaire, pied-à-terre pour skier, randonner ou se mettre au vert, et le bien à revenus complémentaires via la location. Ce guide détaille les prix réels par station, les frais annexes souvent sous-estimés, le choix entre résidence de tourisme et copropriété classique, les points techniques à vérifier avant de signer, et les pistes de location pour les périodes d’inoccupation. Pour resituer ce guide dans une réflexion d’achat plus large, consultez notre guide de l’immobilier neuf.

À retenir :

  • Le prix moyen en station de ski atteint 4 003€/m², contre 2 997€/m² en moyenne nationale, un écart qui grimpe jusqu’à 14 696€/m² à Val d’Isère (FNAIM, 2025).
  • Les frais de notaire dans le neuf plafonnent à 2-3% du prix, contre 7-8% dans l’ancien (Notaires de France, 2024).
  • Une résidence de tourisme classée impose un bail commercial d’au moins 9 ans à l’exploitant, contre une liberté d’usage totale en copropriété classique (Code du Tourisme).
  • 28% des logements en station sont classés DPE F ou G, soit le double de la moyenne nationale, ce qui limite déjà leur mise en location (FNAIM, 2025).
  • Le taux d’occupation moyen des hébergements en station a atteint 83% l’hiver 2023-2024, jusqu’à 86% dans les Alpes du Nord (ANMSM-Atout France, 2024).

Zoom sur Les Deux Alpes : plusieurs repères de ce guide s’appuient sur Les Deux Alpes (Isère), où Nacarat développe L’Orée Blanche, une résidence hôtelière 5 étoiles neuve avec spa, piscine et gestion locative clé en main. On y revient en détail juste après. Découvrir la résidence.

Pourquoi acheter en montagne : résidence secondaire, projet de vie ou revenus complémentaires

Trois profils achètent aujourd’hui en montagne : celui qui cherche un pied-à-terre pour ses vacances, celui qui prépare un projet de vie (retraite, télétravail, séjours prolongés) et celui qui vise des revenus locatifs. La demande reste soutenue : les prix en station ont bondi de 27% entre juillet 2020 et avril 2023, avant de ralentir à +3,5% sur les six derniers mois (FNAIM, 2025).

La résidence secondaire reste la motivation la plus fréquente : un chalet ou un appartement que la famille utilise l’hiver et parfois l’été, sans contrainte de gestion. Un projet de vie implique en revanche de penser dès l’achat à la revente ou à la location future, ce qui change les critères à privilégier : exposition, accès, desserte à l’année plutôt que seule proximité des pistes.

La troisième motivation, plus récente, consiste à faire financer une partie de l’achat par la location saisonnière. Elle suppose d’anticiper dès l’achat le type de bien, résidence de tourisme gérée ou copropriété classique, et le potentiel locatif réel de la station. Pour un premier repérage, notre page programmes neufs Nacarat recense les opérations disponibles en zone de montagne.

L'Orée Blanche aux Deux Alpes : un exemple de résidence neuve gérée

L’Orée Blanche est une résidence hôtelière 5 étoiles neuve construite aux Deux Alpes, en Isère, qui illustre concrètement le modèle de résidence de tourisme gérée détaillé plus loin dans ce guide. Les appartements vont du 2 au 6 pièces, avec accès à un spa, une piscine et un hammam, et une gestion locative clé en main assurée par un opérateur.

Façade extérieure de la résidence L'Orée Blanche aux Deux Alpes
Piscine intérieure chauffée de la résidence L'Orée Blanche

Construite aux normes énergétiques actuelles, cette résidence échappe d’entrée aux problématiques de DPE dégradé qui touchent une grande partie du parc ancien en station, un point développé plus loin dans ce guide. Pour un acheteur qui envisage la location gérée sans s’occuper de l’exploitation au quotidien, ce type de programme neuf répond directement aux arbitrages détaillés dans ce guide : altitude, gestion déléguée à un exploitant et bien construit aux dernières normes.

Combien coûte réellement un appartement ou un chalet en montagne ?

Le prix moyen d’un bien en station de ski atteint 4 003€/m², contre 2 997€/m² en moyenne nationale, soit plus de 1 000€/m² d’écart (FNAIM, 2025). Pour les chalets et maisons en station, la moyenne grimpe à 3 674€/m², et jusqu’à 5 843€/m² dans les 71 grandes stations alpines les plus recherchées.

Prix au m² selon la station : du prestige à la valeur

L’écart entre stations est considérable. Val d’Isère affiche 14 696€/m², Courchevel 13 637€/m² et Méribel 11 444€/m² (FNAIM, 2025), soit près de trois fois le prix moyen national. Aux Deux Alpes, où Nacarat développe L’Orée Blanche, le prix médian du marché s’établit à 5 859€/m² dans l’ancien sur les 12 derniers mois (Notaires de France, 131 ventes), quand le prix d’appel du neuf démarre à 372 102€ pour un 2 pièces avec parking. À l’inverse, des stations comme La Plagne (5 005€/m²), Valmorel (4 300€/m²) ou Les Arcs (3 291€/m²) restent accessibles pour un budget équivalent à un bien urbain (données Skimetrics, Agence des Alpes).

Un ticket d’entrée trois fois inférieur ne signifie pas un potentiel locatif trois fois plus faible. Les stations dites « valeur » s’appuient souvent sur un domaine skiable mutualisé avec des stations voisines plus prestigieuses, et attirent un flux de familles plus sensible à l’accès aux pistes qu’à la notoriété du nom de la station.

Val d'Isère 14 696€/m² Courchevel 13 637€/m² Méribel 11 444€/m² ★ Les Deux Alpes 5 859€/m² La Plagne 5 005€/m² Valmorel 4 300€/m² Les Arcs 3 291€/m² Moyenne nationale tous logements : 2 997€/m²
Prix moyen/médian au m² par station de montagne. Sources : FNAIM, décembre 2025 (Val d'Isère, Courchevel, Méribel) ; Notaires de France, prix médian sur 12 mois glissants, 131 ventes (Les Deux Alpes) ; Skimetrics / Agence des Alpes (La Plagne, Valmorel, Les Arcs). ★ L'Orée Blanche, la résidence neuve Nacarat aux Deux Alpes, affiche un prix d'appel à partir de 372 102€ pour un 2 pièces avec parking, à comparer à ce prix médian du marché local dans l'ancien.

Sur cinq ans, les stations situées au-dessus de 1 500 mètres d’altitude voient leurs prix progresser environ 1,5 fois plus vite que celles situées plus bas (FNAIM, 2025). L’altitude agit comme un filtre de rareté, renforcé par le changement climatique qui fragilise l’enneigement des stations les plus basses, un point détaillé plus loin dans ce guide.

Les frais annexes à anticiper : notaire, taxe d'habitation, taxe foncière

Au prix d’achat s’ajoutent des frais souvent sous-estimés. Dans le neuf, les frais de notaire représentent 2 à 3% du prix, contre 7 à 8% dans l’ancien, grâce à une taxe de publicité foncière ramenée à 0,715%, contre 5,09 à 5,80% dans l’ancien selon le département (Notaires de France, economie.gouv.fr, 2024).

La taxe d’habitation sur les résidences secondaires peut être majorée de 5% à 60% par décision de la commune. En 2025, 1 628 communes appliquent cette majoration, dont 657 au taux maximal de 60% (economie.gouv.fr, 2025). Pour un chalet situé dans une commune très touristique, cette majoration s’ajoute chaque année à la taxe foncière, elle-même en cours de réforme avec un lissage progressif annoncé à horizon 2027.

À vérifier avant l’offre : le taux de majoration de la taxe d’habitation varie selon la commune, et non selon le département ou la station. Deux villages voisins dans la même vallée peuvent appliquer des taux très différents : demandez le taux exact en mairie avant de signer, plutôt que de vous fier à une moyenne régionale.

Pour un détail poste par poste, consultez notre simulateur de frais de notaire dans le neuf.

Résidence de tourisme gérée ou copropriété classique : quel choix faire ?

Le statut juridique du bien change tout. Une résidence de tourisme classée impose un bail commercial d’au moins 9 ans à l’exploitant, portant sur au moins 70% des locaux meublés (article D321-2 du Code du Tourisme), contre une liberté d’usage totale en copropriété classique (entreprises.gouv.fr, Légifrance).

Ce bail commercial, dérogatoire à l’article L.145-7-1 du Code de commerce, confie l’exploitation complète à un opérateur : accueil, ménage, réservations, maintenance. En échange, le propriétaire perd en liberté d’usage personnel, puisque les semaines de séjour sont fixées contractuellement, souvent hors des périodes les plus demandées.

En copropriété classique, le propriétaire garde une pleine liberté d’usage : il occupe le bien quand il veut, le loue librement en courte ou longue durée, et le revend sans contrainte de bail à respecter (Notaires de France, étude Nollot). La contrepartie, c’est l’absence de gestion déléguée : entretien, recherche de locataires et accueil restent à sa charge, ou à celle d’un mandat de gestion classique.

Sur le plan financier, la gestion déléguée d’une résidence de tourisme a un coût. Les frais de commercialisation, de ménage et d’accueil des locataires réduisent sensiblement le rendement net perçu par le propriétaire, comparé à une location gérée en direct. C’est un point à intégrer dans le choix, au-delà du seul confort d’usage.

CritèreRésidence de tourisme classéeCopropriété classique
Liberté d'usage personnelLimitée à des semaines contractuellesTotale, à tout moment de l'année
Gestion locative100% déléguée à l'exploitantÀ la charge du propriétaire ou d'un mandat
Durée d'engagementBail commercial d'au moins 9 ansAucune, revente libre à tout moment
Rendement netRéduit par les frais de gestionDépend entièrement de la gestion propre du bien

Quels points techniques vérifier avant de signer en montagne ?

Trois vérifications conditionnent la valeur et la location future d’un bien en montagne : l’altitude et l’enneigement, les risques naturels réglementés, et la performance énergétique. La Cour des comptes a étudié 42 stations en 2024 et conclut que toutes seront affectées par le changement climatique à l’horizon 2050, à des degrés divers (Cour des comptes, 06/02/2024).

Altitude et garanties d'enneigement

Les stations situées au-dessus de 2 000 mètres, comme Val Thorens, Tignes ou Val d’Isère, bénéficient de garanties d’enneigement naturel plus fortes que celles situées sous 1 500 mètres. Ce risque climatique explique en partie pourquoi les stations d’altitude confirment mieux leur valeur immobilière dans le temps que les stations basses ou moyennes (Cour des comptes, 2024).

Risques naturels : PPRN, ERP, zonage avalanche

Dès la première visite, un diagnostic ERP (État des Risques et Pollutions) est obligatoire si la commune est couverte par un Plan de Prévention des Risques Naturels. Sa validité est inférieure à 6 mois, et il doit être annexé au Dossier de Diagnostic Technique (georisques.gouv.fr, service-public.fr).

Pour le risque avalanche, le PPRN distingue trois zonages opposables aux autorisations d’urbanisme : rouge pour un risque fort, bleu pour un risque modéré, jaune pour un aléa exceptionnel (ecologie.gouv.fr). La cartographie officielle, commune par commune, est consultable librement sur georisques.gouv.fr.

Le réflexe le plus souvent négligé : vérifier le zonage exact de la parcelle sur georisques.gouv.fr avant de faire une offre reste la démarche la plus simple, et pourtant la moins systématique chez les acquéreurs pressés par le calendrier des visites en station.

DPE : un point de vigilance spécifique à la montagne

Le parc immobilier de montagne affiche un DPE nettement plus dégradé que la moyenne nationale : 28% des logements en station sont classés F ou G, soit le double de la moyenne nationale (14%), et près des deux tiers du parc si l’on inclut la classe E (FNAIM, 2025). Dans les grandes stations alpines, 75% du parc est classé E, F ou G.

Cette dégradation pèse directement sur la capacité à louer. La location d’un logement classé G est interdite depuis le 1er janvier 2025, celle d’un DPE F le sera à partir de 2028, et celle d’un DPE E à partir de 2034 (ecologie.gouv.fr).

Classe DPEInterdiction de location
GDepuis le 1er janvier 2025
FÀ partir de 2028
EÀ partir de 2034

Un bien neuf, construit aux dernières normes environnementales, échappe structurellement à cette contrainte de calendrier. C’est notamment le cas de L’Orée Blanche, la résidence Nacarat aux Deux Alpes présentée plus haut, conforme RE2020 dès la livraison. C’est un argument de poids face à un chalet ancien mal isolé, surtout dans une station où les trois quarts du parc existant sont déjà classés E, F ou G.

Et si vous louiez le bien quand vous ne l'occupez pas ?

Louer un bien en montagne pendant les périodes d’inoccupation reste une option accessible, à condition de cibler les bonnes semaines. Le taux d’occupation moyen des hébergements en station a atteint 83% l’hiver 2023-2024, en hausse de 3,5 points sur un an (ANMSM-Atout France, 2024).

Cette moyenne cache de fortes disparités régionales : 86% d’occupation dans les Alpes du Nord (+5 points), 72% dans les Alpes du Sud (+3 points), et 71% dans les Pyrénées (-3 points), selon un panel de 90 stations représentant 700 000 lits touristiques (ANMSM-Atout France, mars 2024).

La demande se concentre sur quelques semaines clés. La semaine de Noël atteint jusqu’à 90% d’occupation dans les Alpes du Nord, et les vacances de Noël, février et Pâques représentent ensemble 60 à 70% du chiffre d’affaires locatif annuel d’une station (ANMSM-Atout France, 2024). Louer un bien sur ces seules périodes suffit souvent à couvrir une partie significative des charges annuelles.

Pour les propriétaires qui ne veulent pas gérer eux-mêmes les réservations, le ménage et l’accueil des locataires, des solutions de gestion locative clé en main existent, en résidence de tourisme gérée comme en copropriété classique via un mandat. Le choix du régime fiscal applicable à ces revenus locatifs fait l’objet d’un prochain article dédié sur ce blog.

Questions fréquentes sur l'achat en montagne

Faut-il privilégier l'altitude pour acheter en montagne ?

L’altitude reste un critère de sécurité climatique. Les stations situées au-dessus de 2 000 mètres bénéficient de garanties d’enneigement naturel plus fortes, alors que toutes les stations françaises seront affectées par le changement climatique à l’horizon 2050, à des degrés divers (Cour des comptes, 2024). Ce n’est pas le seul critère, mais c’est un critère de résilience à long terme.

Cela dépend de votre priorité. La résidence de tourisme classée délègue toute la gestion à un exploitant via un bail commercial d’au moins 9 ans, mais réduit votre liberté d’usage personnel. La copropriété classique garde une liberté totale d’occupation, de location et de revente, mais demande de gérer soi-même le bien (Code du Tourisme, Notaires de France).

Dans le neuf, les frais de notaire représentent 2 à 3% du prix, contre 7 à 8% dans l’ancien, grâce à une taxe de publicité foncière de seulement 0,715% (Notaires de France, 2024). Il faut y ajouter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, majorée jusqu’à 60% dans 657 communes en 2025 (economie.gouv.fr).

Oui, sans les contraintes d’un bail commercial. Le propriétaire loue librement en courte ou longue durée, sans devoir respecter des semaines fixées par un exploitant. C’est l’option la plus flexible, mais elle demande de gérer soi-même les réservations, le ménage et l’accueil des locataires, ou de passer par un mandat de gestion classique.

Oui. La location d’un logement classé DPE G est interdite depuis le 1er janvier 2025, celle d’un DPE F le sera à partir de 2028, et celle d’un DPE E à partir de 2034 (ecologie.gouv.fr). Or 28% des logements en station sont déjà classés F ou G, deux fois plus que la moyenne nationale (FNAIM, 2025), ce qui rend ce point déterminant avant tout achat ancien.

Ce qu'il faut retenir avant d'acheter en montagne

Acheter en montagne aujourd’hui suppose de raisonner sur plusieurs plans à la fois : le prix au m² selon la station, de 3 291€/m² aux Arcs à 14 696€/m² à Val d’Isère en passant par les 5 859€/m² des Deux Alpes (FNAIM/Notaires de France, 2025-2026), les frais annexes propres au neuf, le choix entre gestion déléguée et liberté d’usage, et la résistance du bien aux critères techniques que sont l’altitude, les risques naturels et le DPE.

Un bien neuf, construit aux dernières normes énergétiques et intégré à une résidence gérée par un opérateur professionnel, répond à une grande partie de ces arbitrages sans multiplier les démarches pour l’acheteur. Avant de signer, prenez le temps de comparer plusieurs stations, de vérifier le zonage des risques naturels de la parcelle, et d’échanger avec un conseiller sur le montage le plus adapté à votre projet.

Rédacteur expert

Louis Moret

Rédacteur | Nacarat.com

Mis à jour le 10/07/2026

Sources

Un projet immobilier ?

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L’Orée Blanche, Les Deux Alpes

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